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RéadapTIC : le projet qui fédère la filière santé de Dijon

Avec RéadapTIC, le CHU Dijon Bourgogne ne construit pas seulement un nouveau centre de rééducation-réadaptation. Ce projet de 40 millions d'euros, soutenu depuis son origine par Dijon Métropole, rassemble chercheurs, industriels, universitaires et acteurs de la santé autour d'une même ambition : faire de Dijon un territoire de référence en matière de réadaptation et de santé numérique.

La rééducation-réadaptation n'est pas toujours la discipline médicale la plus visible. Pourtant, elle conditionne souvent le retour à l'autonomie après un accident, une opération lourde ou une maladie chronique. C'est précisément sur ce maillon essentiel du parcours de soins que le CHU Dijon Bourgogne a choisi d'investir avec RéadapTIC, un ensemble de près de 10 000 m² dont l'ouverture est prévue à l'été 2028. Au-delà des chiffres, le projet porte une vision : faire converger soin, innovation et recherche au bénéfice des patients. Dans ce futur bâtiment connecté, l'intelligence artificielle, la robotique, la réalité virtuelle ou encore les objets connectés viendront compléter le travail des équipes médicales afin de proposer des parcours toujours plus personnalisés.

«RéadapTIC est un projet complexe mais emblématique pour notre CHU, puisqu'il combine le soin, la recherche et l'innovation. Il repose sur un principe : repenser la rééducation-réadaptation autour des capacités du patient, grâce à une médecine ultra-personnalisée», souligne Lionel Pascinto, directeur général adjoint du CHU Dijon Bourgogne. Pour le professeur Paul Ornetti, directeur scientifique du projet, l'enjeu dépasse même le cadre de l'établissement : «RéadapTIC marque un changement de paradigme pour la recherche dans notre domaine», grâce à la mise en commun des compétences hospitalières, universitaires et industrielles.

Pas moins de 600 m² seront ainsi consacrés à la recherche et à l'expérimentation de nouvelles solutions de santé numérique, tandis qu'une quinzaine de projets sont déjà engagés dans des domaines allant de la pédiatrie à la prise en charge des patients amputés.

Un levier d'attractivité pour la métropole

Si RéadapTIC est d'abord un projet hospitalier, il constitue également un outil de développement territorial. Depuis 2017, Dijon Métropole accompagne sa concrétisation et lui a consacré 3 millions d'euros. Un soutien considéré comme déterminant, tant pour l'effet levier sur les financements complémentaires obtenus que pour la structuration d'un véritable écosystème santé. Autour du CHU gravitent aujourd'hui l'Université Bourgogne Europe, le technopôle Santenov, des laboratoires de recherche, des écoles d'ingénieurs, des start-up et des industriels de premier plan comme Proteor ou Urgo. «RéadapTIC illustre parfaitement l'ambition que nous portons pour notre territoire : faire de Dijon une référence en matière de santé, de recherche et d'innovation», affirme François Rebsamen, président de Dijon Métropole. 

Cette dynamique collective s'inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l'attractivité économique et scientifique du territoire. Pour Nathalie Koenders, maire de Dijon et présidente du conseil de surveillance du CHU, le projet témoigne de «la capacité à fédérer chercheurs, soignants et acteurs de l'innovation» autour d'une médecine « innovante, profondément humaine et tournée vers les besoins des patients». À travers RéadapTIC, Dijon ambitionne ainsi de consolider une filière d'excellence à forte valeur ajoutée, où la santé devient à la fois un enjeu de service public, un moteur de recherche et un facteur de rayonnement économique. Une démonstration concrète que l'hôpital peut également être un acteur majeur du développement territorial.

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