La jeune pousse Rayione, basée au sein de l'incubateur Seine Ecopolis à Saint-Étienne-du-Rouvray, amorce une étape décisive de son développement. Après trois années consacrées à la recherche et au développement, la structure passe à la vitesse supérieure.
Un déploiement commercial stratégique en Normandie
L'entreprise transforme les batteries usagées de véhicules électriques en conteneurs de stockage stationnaire sécurisés pour les industriels et le secteur du BTP, offrant une alternative écologique et économique face à la hausse des coûts de l'énergie. Ce virage industriel répond à une demande croissante des entreprises locales et des acteurs du BTP pour l'autoconsommation électrique, notamment via des installations photovoltaïques, tout en réduisant l'empreinte carbone du secteur.
Une innovation technique sécurisée et locale
La force de l'entreprise repose sur le réemploi intégral des batteries de Renault Zoé, y compris leur calculateur d'origine, préservant ainsi toutes les garanties de sécurité du constructeur. Grâce à un partenariat exclusif avec la marque au losange et une fabrication régionale, la start-up valorise le savoir-faire normand. Les circuits électroniques complémentaires sont notamment assemblés à Val-de-Reuil.
«On suit le marché du stockage», assure Mickaël Delamotte. Le chef d'entreprise poursuit : «Aujourd'hui, on arrive à 430 – 440 euros du kilowattheure en prix client, là où des particuliers sont plutôt autour de 700 – 750 euros du kilowattheure. Et on travaille à baisser encore ce coût, notamment pour les industriels, sachant que, bien sûr, plus l'installation est importante plus le coût au kilowattheure diminue.»