En bref

Saint-Étienne-du-Rouvray : Rayione industrialise le stockage par batterie de seconde vie

À Saint-Étienne-du-Rouvray, la start-up normande Rayione, fondée par l'ex-ingénieur de Renault Mickaël Delamotte, annonce en ce mois de septembre 2026 son entrée en phase de commercialisation et la préparation d'une levée de fonds. 


Rayione a installé conteneur autonome sur le parking de Seine Ecopolis. Des panneaux photovoltaïques alimentent une batterie Rayione, capable de recharger un véhicule électrique. © Aletheia Press / B.Delabre

Rayione a installé conteneur autonome sur le parking de Seine Ecopolis. Des panneaux photovoltaïques alimentent une batterie Rayione, capable de recharger un véhicule électrique. © Aletheia Press / B.Delabre

La jeune pousse Rayione, basée au sein de l'incubateur Seine Ecopolis à Saint-Étienne-du-Rouvray, amorce une étape décisive de son développement. Après trois années consacrées à la recherche et au développement, la structure passe à la vitesse supérieure.

Un déploiement commercial stratégique en Normandie

L'entreprise transforme les batteries usagées de véhicules électriques en conteneurs de stockage stationnaire sécurisés pour les industriels et le secteur du BTP, offrant une alternative écologique et économique face à la hausse des coûts de l'énergie. Ce virage industriel répond à une demande croissante des entreprises locales et des acteurs du BTP pour l'autoconsommation électrique, notamment via des installations photovoltaïques, tout en réduisant l'empreinte carbone du secteur.

Une innovation technique sécurisée et locale

La force de l'entreprise repose sur le réemploi intégral des batteries de Renault Zoé, y compris leur calculateur d'origine, préservant ainsi toutes les garanties de sécurité du constructeur. Grâce à un partenariat exclusif avec la marque au losange et une fabrication régionale, la start-up valorise le savoir-faire normand. Les circuits électroniques complémentaires sont notamment assemblés à Val-de-Reuil.

«On suit le marché du stockage», assure Mickaël Delamotte. Le chef d'entreprise poursuit : «Aujourd'hui, on arrive à 430 – 440 euros du kilowattheure en prix client, là où des particuliers sont plutôt autour de 700 – 750 euros du kilowattheure. Et on travaille à baisser encore ce coût, notamment pour les industriels, sachant que, bien sûr, plus l'installation est importante plus le coût au kilowattheure diminue.»