En bref

Somme : les festivals Tentaculaires et Baie Sonore se préparent

Bien avant le lancement des festivités et après le départ des festivaliers, des dizaines de professionnels s'activent en coulisses pour faire vivre les festivals. Plongée dans l'organisation des Tentaculaires, à Amiens, et de Baie Sonore, à Cayeux-sur-Mer. 

Régisseurs, techniciens, agents de sécurité, logisticiens ou bénévoles : derrière chaque évènement, se cache une armée de métiers méconnus du grand public. Tous seront à l’œuvre du 3 au 5 juillet pour faire de la nouvelle édition des Tentaculaires, le festival des arts de la rue porté par le Cirque Jules Verne d’Amiens depuis 1978, un nouveau succès. «L’année dernière, nous avons enregistré 35 000 spectateurs sur trois jours, il est donc indispensable de s’appuyer sur une équipe solide», observe Yannick Javaudin, directeur du cirque Jules Verne.

À Cayeux-sur-Mer, Baie Sonore, festival de musiques actuelles, propose sa deuxième édition du 24 au 26 juillet. «Nous avons accueilli 600 personnes en 2025 sur une journée. Cette fois-ci, nous passons sur un format de trois jours, c’est un réel défi mais je suis particulièrement fière de faire découvrir autant d’artistes émergeants», confie Marie Claverie, fondatrice de Baie Sonore. Ces deux événements ont chacun leur identité propre, mais partagent des enjeux similaires d'un point de vue organisationnel.

Une armée de métiers

Aux Tentaculaires, l'organisation mobilise environ 500 personnes, soit une centaine d'artistes et de techniciens issus d'une vingtaine de compagnies, les 25 permanents du Cirque Jules Verne, une dizaine d'intermittents techniques – dont deux régisseuses générales – principalement locaux, des vacataires chargés des « runnings », du catering ou de la communication et 35 volontaires. «La particularité des Tentaculaires est de se dérouler au cœur de l’espace public. Nous avons donc la chance de compter aussi sur des agents de la Ville comme la police municipale ou les services techniques», souligne Yannick Javaudin.

À Cayeux-sur-Mer, l'organisation est bien plus resserrée. «J'ai eu le privilège d’avoir dès la première édition un directeur technique, sans qui je n'aurais pas pu monter le festival» confie Marie Claverie qui s’appuie aujourd’hui sur un noyau dur de cinq à six personnes. «Nous avons aussi une soixantaine de bénévoles recrutés via les réseaux sociaux, des associations locales et nous sommes en train de voir comment faire participer des personnes du foyer de vie de Cayeux», détaille-t-elle.

Un engagement fort

L’expérience et l’engagement des équipes restent aussi un élément clé de la réussite de ces grands rendez-vous. «Je bénéficie des 50 ans d'évolution et d'histoire de ce festival. Il y a une réelle fidélité des équipes ce qui est un atout énorme», pointe Yannick Javaudin, qui évoque aussi des volontaires revenant chaque année. Une mémoire collective qui sécurise l'organisation, malgré les imprévus de dernière minute.

Pour Baie Sonore, tout reste à inventer. Passer d'un à trois jours change la donne, notamment pour la gestion des bénévoles. «Les plannings sont beaucoup plus complexes, parce que tout le monde n'est pas disponible sur trois jours» explique Marie Claverie. Mais le festival a créé autour de lui une véritable communauté. «Je suis heureuse de travailler avec des gens que j’ai connus au lycée par exemple. Il y a un élan, une émulation autour de ce festival qui est très fort. Sans cela, ce serait très compliqué», conclut-elle.