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Insertion

Sylvain Denoyelle : «Faire bouger les lignes» de l’insertion en Meuse

Élu à la mairie de Nonsard-Lamarche depuis 1995, président de la Codecom Côtes de Meuse-Woëvre et conseiller départemental depuis 2001, Sylvain Denoyelle vient de reprendre les délégations de Stéphane Perrin, mort subitement cet été. Désormais 6e vice-président en charge de l’insertion, l’emploi, l’économie sociale et solidaire du département de la Meuse, ce spécialiste du monde de l’entreprise arrive dans l’action sociale avec des convictions fortes.

© CD55. Sylvain Denoyelle vient d'être élu 6e vice-président du département de la Meuse en charge de l'insertion.

© CD55. Sylvain Denoyelle vient d'être élu 6e vice-président du département de la Meuse en charge de l'insertion.

Les Tablettes Lorraines : vous reprenez les rênes de l’insertion dans un contexte particulier. Quel est votre état d’esprit ?

Sylvain Denoyelle : Le président (Jérôme Dumont) m’a proposé de reprendre en charge la délégation de l’insertion, à la suite du décès inattendu de Stéphane Perrin qui nous a tous bouleversés. C’est une grosse délégation. Je n’étais pas demandeur, étant à la tête du SDIS depuis plusieurs années alors que Jérôme Dumont, en tant que président du Département vient de reprendre la présidence du SDIS. Soyons clair, concernant mes nouvelles délégations, je n’y vais aucunement à reculons. Je vais être pleinement mobilisé sur ces sujets, même si je ne suis pas un spécialiste. Je ne découvre toutefois pas ce secteur, ayant travaillé, par le passé, sur l’insertion des personnes touchant le RMI dans l’arrondissement de Commercy. Actuellement, j’observe et j’apprends, sachant que je suivais de près ce que faisait notre collègue Stéphane Perrin qui a obtenu de bons résultats concernant la baisse du nombre d'allocataires du RSA. 

Est-ce que cela signifie que vous allez inscrire vos pas dans ceux de votre prédécesseur ?

J’ai été surnommé le Bulldozer, quand j’étais à la tête du SDIS et qu’il a fallu faire bouger les lignes. J’y vais avec le même état d’esprit, combattif et avec des idées précises. JePour vous donner un exemple, je ne trouve pas normal que les maires ne soient pas dans la boucle et ne connaissent pas leurs administrés quand ils bénéficient du RSA. Actuellement les chiffres remontent alors que des entreprises continuent à nous expliquer qu’elles ne trouvent pas de personnel. Ce n’est plus possible. Plus que jamais, nous avons une obligation de résultat. Et il y a un travail de fond pour modifier l’état d’esprit des jeunes.

Quel regard portez-vous sur cette jeunesse ?

Nous ne mettons pas suffisamment en avant ces jeunes entrepreneurs qui sont nombreux et courageux. Je pourrais vous parler de Quentin Pierre, le jeune chef de La Mangeoire qui va ouvrir un second établissement en décembre à Nonsard ou encore d'Axelle Mettavant qui vient d'inaugurer une exploitation d’élevage de 6 000 poules pondeuses, à Chaillon. Il nous faut nous mobiliser pour montrer ces visages qui relèvent la tête plutôt que de baisser les bras.