Après quatre jours passés à Reims au sein de l’assemblée des départements de France à être confronté «au marasme ambiant», Jérôme Dumont, le patron de l’exécutif meusien a retrouvé le sourire, à Verdun. Et pour cause, les élus et les acteurs économiques se sont retrouvés dans les salons d'honneur de l'hôtel de ville de Verdun pour célébrer une «formidable perspective» pour l’emploi avec la signature d’un accord de cession de terrains entre la Communauté de communes du Val de Meuse-Voie Sacrée et le consortium franco-vietnamien. À l’origine de ce projet économique, Khiem Thanh Nhat, le président de Sentai Asiancook qui a été le premier à vouloir implanter une usine à Verdun, sur la zone industrielle de Baleycourt. Désormais propriétaire du terrain, à la suite du rachat il y a un an des terrains à la CCI de la Meuse, le dossier poursuit son avancement avec l’ultime étape : l’étude des sols. Le chantier devrait démarrer au cours du premier trimestre 2027.
Un projet industriel avec plusieurs unités de production
Une nouvelle étape s’est jouée, le 16 octobre, à Verdun avec l’accueil d’une délégation vietnamienne conduite par l’Ambassadeur et la directrice générale du ministère vietnamien de l’Industrie et du Commerce. «Nous voulons construire un véritable carrefour européen de la production et de la distribution de produits alimentaires asiatiques», confie Khiem Thanh Nhat, l’entrepreneur franco-vietnamien associé au groupe Vifon. Le choix du lieu se veut stratégique à proximité de l’autoroute A4. L’aventure collective constitue avant tout une opportunité pour la Meuse. Alors que par le passé, certains projets ont tourné au fiasco dans le Grand Est, tous ont tenu à rappeler la faisabilité de ce projet industriel «sérieux construit patiemment» et dont l’objectif est de limiter les coûts de transport en rapprochant le lieu de fabrication de la clientèle européenne. L’ambition est claire : faire de Verdun-Les Souhesmes un pôle de fabrication et de logistique avec des emplois durables au service d’un savoir-faire culinaire....avec à la clef deux cents emplois directs. Alors que les élus et les industriels se félicitent de «tirer dans le même sens», les premiers coups de pelle devraient résonner sur les zones de Baleycourt et des Souhesmes dans les mois à venir.