D’abord le fracas des bouteilles sur la coque, puis les applaudissements. Comme le veut la tradition maritime, le Vent d’Opale a été baptisé le 11 juin à Boulogne-sur-Mer. Amarré au ponton de La Providence, le navire a déjà embarqué quelques curieux. «C’est officiel, nous proposons des sorties en mer», se réjouit Christophe Sirugue, directeur général du Centre national de la Mer.
Avec cette activité, Nausicaá enrichit son offre touristique et répond à une attente de longue date. «Beaucoup de visiteurs, en particulier les groupes, regrettaient que nous ne proposions pas ce type de sortie. Les premières réservations confirment, selon moi, que nous avons fait le bon choix», souligne Christophe Sirugue. Sept groupes ont déjà réservé des sorties en mer.
Une découverte du littoral depuis la mer
Deux formules sont proposées : une heure dans la rade et le port de Boulogne-sur-Mer ou une heure trente le long du littoral de la Côte d’Opale. Jusqu’à 215 passagers peuvent embarquer à bord. «Chaque sortie est accompagnée d’un médiateur scientifique chargé de sensibiliser le public aux enjeux maritimes», explique Christophe Sirugue. Pêche, transport maritime, recul du trait de côte, marées, biodiversité, pollution des océans ou encore épaves figurent parmi les thématiques abordées. Les tarifs sont fixés à 18 euros pour la découverte du port (15 euros pour les enfants) et à 25 euros pour l’excursion le long de la Côte d’Opale (19 euros pour les enfants). Des billets combinés avec la visite de Nausicaá sont également proposés.
Il aura fallu plus de deux ans pour trouver un navire adapté et le réaménager. Acquis pour un peu plus d’un million d’euros dans le golfe du Morbihan par un entrepreneur boulonnais, l’ancien «Star Côte d’Azur» a été rebaptisé «Vent d’Opale» et entièrement rénové. «Les moteurs aussi ont été revus. Il y en a deux afin que l’un prenne le relais si l’autre tombe en panne», souligne le maire de Boulogne-sur-Mer, Frédéric Cuvillier. Le Vent d’Opale succède au Florelle, dont l’activité avait cessé il y a trois ans. Une partie de ses marins a été reprise par la filiale créée pour exploiter le bateau. «Je me réjouis de voir à nouveau une activité de balade en mer», ajoute Frédéric Cuvillier.
Une activité ouverte aux entreprises
Exploité d’avril à septembre, le Vent d’Opale assurera jusqu’à trois sorties quotidiennes en haute saison. En hiver, lorsqu’il restera à quai, il sera utilisé comme espace de restauration, notamment pour des brunchs dominicaux. Le bateau sera également privatisable par les entreprises et les particuliers après 18 heures. «Que ce soit pour un afterwork ou un vin d’honneur, tout est possible. Nous avons les forces vives pour cela. La restauration peut être assurée par les équipes de notre restaurant La Table d’Ephélia», explique Christophe Sirugue. Le tarif dépendra de la formule retenue, en mer ou à quai, ainsi que de la durée de l’événement et des moyens mobilisés. Tourné vers le large, le Vent d’Opale offre une nouvelle façon de découvrir la mer et le littoral boulonnais.
Pour Aletheia Press, Lolita Péron-Vranesic