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Haropa Port : les investissements se poursuivent pour attirer les industriels

Haropa Port poursuit ses chantiers au Havre, à Rouen et sur l’axe Seine pour renforcer ses infrastructures et préparer l’accueil de nouvelles industries.

Le chantier de la chatière sur le port du Havre se poursuit. ©HAROPA PORT / Samuel Salamagnon

Le chantier de la chatière sur le port du Havre se poursuit. ©HAROPA PORT / Samuel Salamagnon

Sur le port du Havre, la construction de la chatière, digue de 1 800 mètres permettant l’accès des unités fluviales à Port 2000, se poursuit. C’est l’un des chantiers importants engagés par Haropa Port dans le cadre de son projet stratégique 2020-2025. «Le soubassement est désormais achevé et la production du 10 000e Accropodes a marqué une étape symbolique du chantier. La mise en service de l’ouvrage est prévue fin 2027», indique Haropa.

Et ce n’est pas le seul. À Gennevilliers, les travaux de Port Seine-Métropole Ouest (PSMO), future plateforme multimodale de près de 100 hectares, avancent. À Bruyères-sur-Oise, une nouvelle voie doit permettre d’accueillir des trains plus longs.

Ces investissements ont pour objectif principal de renforcer l’attractivité de son domaine portuaire auprès des industriels. Et cela fonctionne. Au Havre, Siemens Gamesa Renewable Energy investit 200 millions d’euros dans l’extension de son usine, avec 200 emplois supplémentaires à la clé. Geodis y a également inauguré son premier hub portuaire multi-services en France. À Rouen, le groupe BZ investit 35 millions d’euros pour agrandir son terminal Maison Bleue à Petit-Couronne, en complément des 24 millions d’euros de travaux réalisés par Haropa pour moderniser le quai.

Vers la décarbonation

L'établissement portuaire veut aussi mettre en avant «son rôle dans les transitions énergétique et industrielle.» À Sandouville, RTE a posé la première pierre du poste électrique de Noroit, destiné à renforcer le réseau pour accompagner la décarbonation et la réindustrialisation de la vallée de la Seine. À Port 2000, Haropa a par ailleurs commandé à Enedis un nouveau poste électrique pour le raccordement des navires à quai, avec une capacité portée de 140 à 210 mégawatts.

Et ce n’est pas terminé. Le premier port de France prépare des implantations futures sur ses réserves foncières. À Grand-Quevilly et Petit-Couronne, des appels à projets portent sur environ 39 hectares. À Grand-Couronne, 51,2 hectares sont également concernés. Au Havre, le site Ouest A29, d’environ 60 hectares et labellisé «site clés en main France 2030», est préparé pour accueillir trois projets industriels bas carbone.

La sûreté portuaire renforcée

Haropa agit également sur la sécurité. Depuis l’été 2026, les forces de sécurité intérieure et la douane peuvent accéder aux images de son réseau de vidéoprotection, composé d’une centaine de caméras. Au Havre, le plan Douane 2030 prévoit aussi l’installation d’un scanner mobile sédentarisé en 2027, puis d’un scanner fixe haute énergie en 2030. Le Service intégré de sûreté portuaire (SISP) complète ce dispositif.