En bref

L’intérim progresse en Bourgogne-Franche-Comté malgré un recul national

En avril 2026, l’emploi intérimaire évolue à contre-courant en Bourgogne-Franche-Comté, alors qu’il recule au niveau national. La région enregistre une progression portée par l’industrie, selon le dernier baromètre de Prism’emploi .

© DR.

© DR.

Au niveau national, l’intérim représente environ 684 900 équivalents temps plein en avril 2026 et affiche un recul de 1,1% sur un an, d’après les données du baromètre Prism’emploi et les analyses de la DARES. La tendance reste donc orientée à la baisse, même si le rythme du repli ralentit par rapport aux mois précédents.

Dans ce contexte, la Bourgogne-Franche-Comté se démarque avec une hausse de 1,9%. Cette progression la place parmi les régions les plus dynamiques du pays. Le moteur principal reste l’industrie, en forte augmentation de 8,3% sur un an. Ce secteur concentre à lui seul plus de la moitié des missions intérimaires régionales, soit 57,2%. Les transports affichent également une progression de 3,5%, tandis que les services reculent fortement de 12,4%, suivis par le commerce et le BTP, tous deux en baisse. Cette structure sectorielle explique le maintien de la croissance régionale malgré des fragilités dans plusieurs activités tertiaires.

Des écarts départementaux marqués

Les évolutions varient fortement selon les territoires. La Côte-d’Or enregistre une baisse de 4,4% sur un an, confirmant une tendance défavorable dans plusieurs départements de l’ancienne Bourgogne-Franche-Comté. Le Jura et la Saône-et-Loire suivent également une trajectoire négative, tandis que la Nièvre connaît le repli le plus important de la région avec -27,3%.

À l’inverse, certains territoires tirent la dynamique vers le haut. La Haute-Saône affiche une progression de 18,7%, suivie du Territoire de Belfort et de l’Yonne, également en forte hausse. Le Doubs enregistre une croissance plus modérée mais positive. Par ailleurs, le CDI intérimaire représente 5,8% des emplois intérimaires dans la région, un niveau légèrement inférieur à la moyenne nationale. Il reste particulièrement développé en Haute-Saône et dans la Nièvre, tandis qu’il demeure plus limité en Côte-d’Or.

Dans l’ensemble, la Bourgogne-Franche-Comté confirme une trajectoire atypique, soutenue par son tissu industriel, malgré des contrastes marqués entre ses départements et la pression persistante du recul national.