La ligne ferroviaire Nancy-Contrexéville, nouvelle génération, pourrait voir sa mise en circulation dans le courant de 2028 après une période d’essais à la fin décembre 2027.
Ce sont, du moins, les prospectives de dates annoncées, avec la plus grande prudence, par Franck Leroy, le président de la Région Grand Est, à l’occasion de la pose solennelle de nouveaux rails de cette ligne ferroviaire en renaissance, le 21 octobre à Ceintrey.
«Cela ne sert à rien d’annoncer des dates car il est nécessaire de tenir compte des aléas de chantier qui peuvent toujours arriver», assure le président de l’exécutif régional.
À sa réouverture, la ligne proposera 14 allers-retours quotidiens et permettra de relier Nancy à Contrexéville en 1 h 10. Trafic voyageurs attendu : 550 000 par an.
Avec ce projet de 150 millions d’euros, la Région Grand Est est la première de l’Hexagone à abattre la carte de la régénération d’une petite ligne ferroviaire.
«Quand je vois ces nouveaux rails posés à Ceintrey, je pense aux habitants qui attendent de retrouver le train pour aller travailler, étudier ou rejoindre leurs proches. C’est pour eux que nous avons fait le choix de rouvrir cette ligne», assure Franck Leroy.
La réalisation et l’exploitation de la ligne ont été confiées, dans le cadre d’un contrat de concession à Nova 14, réunissant NGE Concessions (50%), l’opérateur Transdev (20%) et la Banque des Territoires (30%).
Chantier au cœur du territoire
«Nous avons choisi de nous engager pleinement dans cette aventure collective. Non pas comme un simple financeur ou un simple constructeur, mais comme un partenaire investi dans chaque étape du projet, de sa conception à la maintenance et l’exploitation», explique Thierry Bodard, président de Nova 14, président de NGE Concessions et directeur général adjoint de NGE.
Menées par TSO, filiale de NGE, les opérations comprennent la dépose de l’infrastructure existante, la remise en état de la plateforme ferroviaire et la pose de nouveaux rails, traverses et ballast. Au total, 150 kilomètres de rails et près de 120 000 traverses en béton sont nécessaires.
Ce chantier, au cœur du territoire, fait appel aux savoir-faire des entreprises régionales. 90% des principaux composants de la voie sont produits à moins de 200 km de la ligne.
À Hayange en Moselle, Saarstahl Rail fournit les 150 kilomètres de rails. À Charmes, dans les Vosges, Sateba fabrique les quelque 120 000 traverses en béton. Vossloh à Reichshoffen dans le Bas-Rhin fournit les appareils de voie et leurs systèmes de motorisation. Le ballast provient de la carrière de Trapp à Raon-l’Étape dans les Vosges.
300 personnes seront mobilisées pendant toute la durée des travaux, dont 10% en insertion professionnelle.