«Le logement est revenu ces derniers jours au cœur du débat politique national. Tant mieux. Car il y a urgence à agir», salue Freddy Grzeziczak, président de l’Opal et de son parc de 14 000 logements répartis dans 130 communes et plus de 26 000 locataires. Pour le président, il y a urgence à «permettre à chacun de trouver un logement correspondant à ses besoins et à ses moyens», à réhabiliter les logements et à réduire leurs consommations mais aussi à les adapter au vieillissement de la population et à répondre aux étés de plus en plus chauds. Le président estime surtout qu'il faut «redonner aux acteurs du logement les moyens d’investir, en simplifiant les normes et en mettant fin aux injonctions contradictoires qui freinent trop souvent leur capacité d’action. Car derrière les débats, les annonces et les dispositifs, il y a une réalité très simple : se loger est une préoccupation quotidienne pour des millions de Français».
«Le logement a besoin de moyens et d'actes»
Si Freddy Grzeziczak salue le retour au premier plan du sujet logement dans le débat public des derniers jours, il rappelle que l'Opal n'a pas attendu cela pour agir. «Nous réhabilitons notre patrimoine, améliorons sa performance énergétique, adaptons des logements, accompagnons les besoins des jeunes et des familles et préparons notre patrimoine aux conséquences du changement climatique», indique-t-il. Tout en posant la question des moyens pour poursuivre cette action, il rappelle que les dispositifs et les lois en la matière peuvent évoluer mais demande à ce qu'une question essentielle soit prise en compte : «permettent-ils concrètement de construire lorsque cela est nécessaire, de réhabiliter davantage et de proposer des logements accessibles à celles et ceux qui en ont besoin ?» Il en appelle aussi à ce que la transition écologique ne vienne pas s'opposer à la politique du logement. «Le logement n’a pas besoin de slogans. Il a besoin d’une politique, de moyens et d’actes», estime-t-il.