Après avoir été déclarée Grande Cause nationale en 2025, puis reconduite cette année, la santé mentale s'invite chez les commissaires aux comptes pour leur prochain rendez-vous annuel, les 24 et 25 septembre au Touquet-Paris-Plage. «Le sujet est important. Beaucoup de chefs d'entreprises sont en grande difficulté à cause du climat angoissant et du stress» déplore Frédéric Tilly, président de la Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes des Hauts-de-France. Les commissaires aux comptes n'échappent pas à la règle. D'où la volonté du président et de ses équipes de prendre de la hauteur pour sortir d'un climat morose et surtout, ressortir de ces deux journées avec un état d'esprit positif.
L'éclairage de Stéphane Diagana et d’Olivier Torres
Ce sont donc deux invités de marque qui vont participer à cet évènement : le sportif Stéphane Diagana qui interviendra le 24 sur le thème «Le sport comme capital santé de l'entreprise» et qui mettra les participant(e)s à contribution, avec, dès le lendemain matin, une séance de sport ! Le 25 également, Olivier Torres, professeur chercheur à l'Université de Montpellier, également créateur de l'observatoire Amarok sur la santé des chefs d'entreprise et des entrepreneurs, interviendra sur «Etre commissaire aux comptes, est-ce bon pour la santé ?». Deux conférences qui se veulent inspirantes et... déconnectantes : «On espère que les collègues repartiront avec le sourire ! Evidemment, nous aurons des temps de formation classiques mais nous voulons surtout être reboostés !»
Car l'actualité de la profession est bousculée : en cause, la législation Omnibus qui a fortement restreint le périmètre de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive ou directive sur la publication d’informations en matière de durabilité des entreprises). Certaines entreprises qui auraient initialement dû entrer dans le dispositif ne seront finalement plus concernées. «Cela concerne désormais les entreprises qui réalisent plus de 450 millions d'euros de chiffre d'affaires et 1 000 salariés. Pourtant le marché exige aujourd'hui des sociétés qu'elles s'adaptent aux évolutions climatiques. C'est dommage car seules les grandes entreprises et grosses ETI sont concernées par ces textes...» regrette Frédéric Tilly, soulignant que bon nombre de confrères et consœurs s'étaient déjà formés à ces certifications.
Les Universités d'Automne seront évidemment l'occasion d'en discuter, même si on peut penser qu'à la suite des élections présidentielles 2027, le calendrier risque encore d'être bousculé...