Près de trois ans après l’incendie qui avait endommagé près de 100 m² (soit 10% de la surface totale des bâtiments) avec des dégâts matériels considérables, l’inauguration des locaux rénovés, rue du Port à Bar-le-Duc marque un nouveau départ pour l’Esat géré par l’Adapei de la Meuse. Si l’activité a finalement été peu impactée grâce à une mobilisation orchestrée par les différents établissements de l’Adapei de la Meuse, permettant une continuité de service, le défi de la reconstruction se concrétise aujourd’hui par une amélioration des conditions de travail des personnes en situation de handicap. Il aura fallu cinq mois de travaux et près de 380 000 euros pour moderniser le site qui accueille la blanchisserie, la métallerie et le service des espaces verts. Pour ce chantier, onze entreprises exclusivement meusiennes ont été mobilisées.
À quand un statut de salarié ?
Alors que tous les travailleurs ont pu réintégrer le site en mars dernier, l’inauguration a été l’occasion pour Sandy Jecko, le nouveau président de délivrer quelques messages et de saluer les 72 travailleurs du site de Bar-le-Duc alors que l’association compte 131 personnes employées par l’Esat (49 à l’annexe de Vassincourt et 10 détachées dans l’usine Essilor de Ligny-en-Barrois). Si le président a remercié les travailleurs pour leur engagement et la qualité de leur travail, il n’a pas pu s’empêcher de regretter que la «société a beaucoup de mal à reconnaître aux personnes accompagnées en Esat le statut de salarié» avant de rappeler qu’un ouvrier qui aura travaillé plus de 40 ans en Esat est au minimum vieillesse. Une réalité et une injustice dont les candidats à l’élection Présidentielle ne se saisissent jamais.