Installé rue de l’Université, à Béthune, le groupe conçoit des solutions sur mesure pour le traitement des poudres. Issu de deux sociétés complémentaires, Poittemill Ingénierie et Forplex Industrie, il intervient dans des secteurs aussi variés que l’agroalimentaire, la chimie, la pharmacie ou encore le nucléaire.
Son cœur de métier est ainsi de proposer des installations complètes adaptées aux besoins de chaque client. «Nous sommes avant tout une entreprise d’ingénierie puisque nous concevons des solutions de broyage et de classification en fonction des matières et des projets», explique Rémi Ciesielski, responsable marketing et communication du groupe.
Du charbon aux protéines végétalesUne histoire qui démarre en 1933. À l’origine, l’entreprise travaillait principalement pour l’industrie du charbon, avec son broyeur pendulaire, devenu au fil des décennies son équipement emblématique. «Certains équipements que nous avons fournis à l’époque fonctionnent encore aujourd’hui, cela montre à quel point nos machines sont robustes», souligne Rémi Ciesielski. «Nous disposons également à Béthune d’une station d’essai permettant de tester les matières avant de concevoir une solution industrielle, c’est une étape indispensable pour adapter les équipements aux caractéristiques de chaque produit».
Cette capacité à développer des solutions spécifiques constitue aujourd’hui l’un des principaux atouts d’un groupe qui réalise 8 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 25 salariés, dont plus de 80 % à l’export. «Nous ne sommes pas dans une logique de produit standard» développe-t-il, «nous travaillons sur des applications qui nécessitent une très grande précision et une véritable valeur ajoutée». Broyeurs Poittemill Ingénierie mise ainsi sur l’innovation pour pérenniser sa croissance, à partir de technologies éprouvées. «Nous présenterons prochainement un procédé d’extraction à sec de protéines végétales, permettant de séparer les fractions riches en amidon et en fibres de celles concentrées en protéines, une technologie capable d’aboutir à une farine contenant jusqu’à 68 % de protéines».