En bref

Université Picardie Jules Verne : une rentrée entre prestige et pression

L’Université Picardie Jules Verne (UPJV) fait sa rentrée 2026-2027 sur ses six campus d'Amiens, Beauvais, Creil, Cuffies-Soissons, Laon et Saint-Quentin. Avec des inscriptions en hausse de 8%, elle accueille plus de 25 000 étudiants emmenés par 1 360 enseignants et 2 300 personnels au total.

Le président de l'UPJV, Denis Postel, ouvre avant tout cette nouvelle année universitaire sur une bonne nouvelle : la confirmation pour la deuxième année consécutive de l'établissement parmi les 1 000 meilleures universités mondiales dans le prestigieux classement de Shanghai 2026. «Après une entrée historique en 2025, l'UPJV franchit même un nouveau cap en progressant d'une centaine de place pour se hisser dans le top 801-900», se réjouit le président. L'université picarde se distingue aussi à l'échelle nationale, puisqu'elle gagne trois places par rapport à 2025 en se classant 24e sur les 27 établissements d'enseignement supérieur français présents dans le classement 2026. Denis Postel met en avant la qualité de la recherche scientifique qui conditionne le classement de Shanghai : «L’UPJV consolide durablement sa place au sein de l’élite universitaire française et mondiale, réaffirmant ainsi son rôle de moteur scientifique et d’attractivité pour son territoire».

Une start-up révolutionnaire pour la santé

Dans cette dynamique, l'établissement annonce l'organisation de sa première Journée scientifique E-Sense, jeudi 8 octobre à Amiens. E-Sense, ou Energy Storage SciENce for Sustainable arEas, est un projet lauréat de l’appel «PIA 4 Excellences sous toutes ses formes», financé par l’Agence nationale de la recherche pendant 10 ans. «Il vise à comprendre et à relever les défis de la transition énergétique en Hauts-de-France et au-delà», précise l'université.

Quelques jours plus tard, mardi 13 octobre à l'occasion de la signature du contrat de licence, l’UPJV lancera officiellement Glyx Therapeutics, une start-up qui ambitionne de révolutionner le traitement des maladies neurodégénératives (Alzheimer, paralysie supra nucléaire progressive, maladie de Pick). Au chapitre des lancements de projets, mardi 10 novembre à Amiens, se tiendra également la journée de lancement d’Innov4U, consortium d’acteurs de la recherche et de l’innovation, qui accompagne le développement de l’innovation au sein de l’Alliance A2U (UPJV, Université d’Artois et Université du Littoral Côte d’Opale).

Les universités sous tension

La rentrée 2026-2027 se fait aussi «dans un contexte tendu d'universités sous tension. Le modèle de financement de l'université en France est arrivé à bout de souffle», n'hésite pas à dire le président de l'UPJV. Il pointe du doigt «les contraintes nationales sur les finances tout en devant maintenir un niveau d'excellence. Ce n'est pas simple, cela pèse sur les services et nuit à la qualité de travail», ajoute-t-il. De ce fait, beaucoup d'universités françaises affichent des déficits importants. L'UPJV présente pour sa part un budget de 250 millions d'euros en 2025 pour un déficit de 860 000 €.

«C'est un pilotage plus que raisonnable qui nous permet d'avoir toujours des ambitions, souligne Denis Postel. L'établissement fait toutefois des efforts considérables pour présenter sa nouvelle offre sans baisser sa qualité de formation». L'UPJV met ainsi un point d'honneur à poursuivre la rénovation de ces campus : cette année sur Thil et Saint-Leu à Amiens, Saint-Quentin ou encore Cuffies-Soissons. L'année universitaire ira en juin 2027 jusqu'à l'accueil en Picardie de l'événement majeur et international Bauhaus4eu, l'Alliance de onze universités européennes.