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ArcelorMittal signe avec EDF un contrat d'approvisionnement d'électricité nucléaire sur 18 ans

ArcelorMittal a signé avec EDF un contrat de fourniture d'électricité nucléaire (CAPN) d'une durée de 18 ans, pour approvisionner les sites de l'aciériste en France...

Le logo du groupe EDF, le 8 juin 2022 à Lille (nord de la France) © DENIS CHARLET
Le logo du groupe EDF, le 8 juin 2022 à Lille (nord de la France) © DENIS CHARLET

ArcelorMittal a signé avec EDF un contrat de fourniture d'électricité nucléaire (CAPN) d'une durée de 18 ans, pour approvisionner les sites de l'aciériste en France, ont annoncé mardi les deux groupes.

Le contrat prévoit qu'"EDF allouera à ArcelorMittal une quote-part de la puissance de son parc nucléaire en exploitation, pour une durée de 18 ans", permettant à l'industriel "de sécuriser ses besoins en électricité bas carbone et compétitive sur le long terme", ont-ils indiqué dans un communiqué conjoint.

Les premières livraisons ont commencé le 1er janvier 2026, ont-ils précisé.

"Cet accord va nous permettre d'approvisionner nos sites français sur le long terme avec une électricité bas carbone, un facteur clé de compétitivité future pour notre acier produit en France", a commenté Reiner Blaschek, CEO d'ArcelorMittal Europe - Produits plats, cité dans le communiqué.

"En accompagnant ArcelorMittal, acteur clé de la production d'acier, nous contribuons à la décarbonation de l'industrie et à la souveraineté énergétique", a déclaré Béatrice Bigois, directrice exécutive en charge du pôle Clients, Services et Territoires du Groupe EDF.

Cette signature, en date du 26 décembre, "fait suite à la lettre d'intention signée en janvier 2024 et constitue une étape majeure dans la stratégie énergétique d'ArcelorMittal en France", selon le communiqué.

Ni ArcelorMittal, ni EDF n'ont souhaité communiquer sur les volumes d'électricité contractualisés.

Ce contrat de long terme intervient au moment où les syndicats et le gouvernement guettent la confirmation par le sidérurgiste de ses projets de décarbonation des hauts fourneaux de Dunkerque, un temps suspendus.

Le groupe avait réaffirmé en mai 2025 son "intention" d'investir à hauteur de 1,2 milliard d'euros à cette fin dans le nord, pour couper court aux rumeurs de désengagement de la France, où il a supprimé 608 postes l'an passé.

Mais depuis, ArcelorMittal, qui conditionne ces projets à la mise en place de mesures de défense commerciale par l'Europe, tarde à confirmer ces investissements.

D'où la méfiance de Jean-Marc Vecrin, coordinateur CFDT pour l'ensemble du groupe.

Pour lui, "le plan acier" de l'Europe, qui comporte des mesures douanières pour protéger le continent des importations d'acier chinois, la réforme du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF), visant à éviter des distorsions de concurrence et cet accord avec EDF, sont autant "de signaux positifs, mais derrière, il n'y a absolument aucun engagement" d'ArcelorMittal.

Ces contrats dit CAPN, qui sont adossés au parc historique nucléaire français, proposent des tarifs de vente de l'électricité convenus à l'avance, sur des durées d'au moins 10 ans, en contrepartie de supporter une partie des risques associés à la production des réacteurs.

Les CAPN, parmi l'offre de contrats de moyen et long terme d'EDF, permettent à l'électricien de sécuriser ses recettes commerciales dans la perspective de son mur d'investissements pour la relance du nucléaire tout en répondant aux objectifs de l'Elysée de maintenir la compétitivité des industriels et d'attirer les centres de données en France.

Réservés au départ aux industriels très énergivores, ces contrats sont d'ailleurs depuis novembre dernier étendus à d'autres entreprises ayant des besoins en électricité importants.

ArcelorMittal, deuxième sidérurgiste mondial, emploie 15.000 personnes au total en France.

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