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CÔTE-D’OR : 3,2 millions d’euros de fraudes détectées par l’Assurance Maladie en 2025

La Caisse primaire d’Assurance Maladie de la Côte-d’Or a détecté et stoppé 3,2 millions d’euros de fraudes en 2025. La majorité des montants de fraude identifiés concerne les professionnels de santé.

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En 2025, l’Assurance Maladie de la Côte-d’Or a identifié 3,2 millions d’euros de fraudes, selon un communiqué publié le 19 juin 2026. Ce montant progresse de 20 % par rapport à 2024 et a presque doublé en trois ans.

Des professionnels de santé largement concernés

Les fraudes attribuées aux professionnels de santé, aux centres de santé et aux audioprothésistes représentent plus de 85 % des montants détectés. Les assurés ne comptent, quant à eux, que pour 12 %, principalement à travers des arrêts de travail injustifiés, de fausses déclarations ou des falsifications d’ordonnances.

Parmi les cas relevés, les fraudes impliquant des audioprothésistes atteignent plus de 665 000 euros, notamment liées à des facturations irrégulières ou à l’absence de personnel diplômé. Les centres de santé représentent, eux, plus de 572 000 euros, avec des fraudes en tiers-payant intégral.

Contrôles renforcés et outils de prévention

Face à des schémas de fraude jugés de plus en plus structurés, la CPAM de la Côte-d’Or a contrôlé plus de 72 000 dossiers en 2025. Elle s’appuie notamment sur l’analyse des données, les signalements internes et la coopération avec les services de police et de justice.

Plusieurs dispositifs ont été renforcés, parmi lesquels la dématérialisation des arrêts de travail et l’ordonnance numérique. Au total, 90 suites contentieuses ont été engagées, dont 23 procédures pénales.

Par ailleurs, près de 4 938 assurés ont été convoqués dans le cadre d’un contrôle ou d’un accompagnement, tandis que 423 demandes d’employeurs ont été traitées. De nouveaux outils, tels que le formulaire sécurisé Cerfa et les restrictions encadrant la téléconsultation, visent à limiter les risques de falsification.

L’Assurance Maladie souligne une évolution des fraudes, désormais plus organisées et plus sophistiquées, parfois en lien avec des réseaux opérant à l’échelle nationale. Elle entend poursuivre le renforcement de ses contrôles en s’appuyant sur la coopération interservices et les nouveaux dispositifs législatifs.