Réunis à l’occasion des Rencontres de l’éco-transition 2026, acteurs du bâtiment, entreprises, collectivités et partenaires du CD2E ont été invités à se projeter vers les 25 prochaines années.
Pour son président, Benoît Loison, cet anniversaire constitue surtout l’occasion de mesurer le chemin parcouru et de préparer la suite. «Depuis 25 ans, notre rôle est d’être un trait d’union entre les différents acteurs de la filière, pour transformer l’expertise et les innovations techniques en projets concrets». Une mission qui repose avant tout, selon lui, sur «la richesse du réseau humain et des compétences collectives» réunis autour du CD2E.
Favoriser la croissance du marchéSi les Hauts-de-France ont vu émerger de nombreux projets exemplaires en matière de construction durable, de rénovation énergétique ou de matériaux biosourcés, l’enjeu est désormais de les faire changer d’échelle. «Nous devons passer de l’expérimentation à la généralisation» insiste-t-il. «Ce qui fonctionne aujourd’hui sur quelques projets doit demain devenir une pratique courante». Une étape indispensable à ses yeux pour obtenir un impact significatif sur le secteur du bâtiment, confronté à la fois aux impératifs de transition écologique et aux contraintes économiques. Le CD2E entend ainsi continuer à démontrer la faisabilité des solutions tout en rapprochant les professionnels et en faisant naître de nouvelles coopérations.
Cette volonté de changement d’échelle fait également écho aux ambitions portées par la Région Hauts-de-France. Frédéric Motte, conseiller régional et président de la Mission REV3, résume le défi autour d'une question : «Mon job, c’est de savoir comment on massifie et comment on entraîne tous les acteurs et tous les territoires». Avec 2050 en ligne de mire, l’élu imagine une transition finalement intégrée aux pratiques quotidiennes. «Mon rêve, c’est qu’on n’ait plus besoin de REV3, parce que tout le monde aura intégré ces nouvelles façons de faire et de produire. À ce moment-là, je pourrai me dire : on a bien fait le job».
Pour le CD2E, l’avenir devra donc permettre de transformer les réussites d’aujourd’hui en standards de demain. Une ambition qui passe par des décisions concrètes comme l’ont rappelé les différents intervenants, mais aussi par une mobilisation collective.