En Meuse, l’adaptation climatique de l’agriculture devient un enjeu économique à part entière. Après un été 2026 marqué dans le Grand Est par une sécheresse exceptionnelle, des épisodes de canicule et des pertes importantes selon les premières estimations régionales, Franck Leroy demande à la Commission européenne un plan massif pour éviter que les difficultés de trésorerie ne fragilisent durablement les exploitations. Son appel concerne notamment les céréales, l’élevage, les productions légumières et les filières viticoles.
La Meuse soutient l’adaptation des exploitations
Le sujet résonne directement dans le département. La Meuse accompagne déjà les agriculteurs dans leurs investissements destinés à réduire la vulnérabilité des exploitations face au gel, à la sécheresse ou aux inondations. Le Département prévoit notamment une participation de 20% sur certains investissements éligibles, avec des majorations pour l’agriculture biologique, les jeunes agriculteurs ou les exploitations engagées dans le Plan Herbe Meuse.
Le climat transforme déjà les choix agricoles
L’enjeu dépasse donc la seule indemnisation des pertes. À l’échelle européenne, Franck Leroy demande de renforcer la gestion de l’eau, la protection des sols, la génétique, les équipements et les technologies permettant de sécuriser les productions, une orientation qui rejoint les actions conduites en Meuse autour du Plan Herbe pour accompagner les éleveurs dans l’évolution de leurs pratiques. Pour les exploitations meusiennes, la question est aussi financière : disposer de moyens suffisants pour investir avant que les épisodes climatiques ne fragilisent davantage les modèles économiques. Franck Leroy appelle ainsi à sanctuariser une Politique agricole commune forte après 2028 et à mobiliser les financements européens en faveur de l’investissement, de l’eau et du renouvellement des générations.