«Le 28 mai, lors du premier service du midi, nous étions quasiment complets. Il y avait des salariés d’entreprises, des dirigeants, des habitants des environs, des retraités… Cela prouve que les clients attendaient la réouverture et sont contents de pouvoir revenir manger ici», raconte l'entrepreneur de Montdidier, Vincent Jacques, qui ne pouvait pas se résoudre à laisser fermer Le Cardinal, hôtel restaurant de Poix-de-Picardie à la riche histoire.
Le Cardinal, il lui est arrivé comme beaucoup de venir y déjeuner. Déjà propriétaire, de deux établissements similaires à Le Condé à Montdidier et Le Commerce à Doullens, il s’est positionné auprès du liquidateur judiciaire pour le reprendre. «Quand j’ai appris la liquidation, j’ai été un peu surpris, confie t-il. L’ancien gérant a subi de plein fouet la crise du covid puis les prêts de l’État à rembourser et enfin la hausse de l’électricité. De mon côté, je pars gagnant. Je suis un entrepreneur dans l’âme et je n’ai pas de doutes car c’est un bel établissement».
Un bel établissement dispose d’une première salle de 52 couverts. Elle a été légèrement relookée. L’équipe a opté pour un sol en parquet contre de la moquette auparavant. Le mobilier se veut désormais moderne et cosy à la fois. La seconde salle dispose de 50 couverts. Dans quelques semaines, lorsque cette partie là des travaux de la place seront achevés, une terrasse de 30 ouverts complétera l’offre. Le service est assuré midis et soirs, sauf le dimanche soir. Des soirées et des week-ends à thèmes seront programmés.
Compléter une offre entre Amiens et Beauvais
Le Cardinal abrite aussi une une troisième salle modulable pouvant accueillir jusque 80 personnes pour des séminaires et autres grands rendez-vous familiaux. Une entrée indépendante lui est dédiée de même que pour l’accès à l’hôtel. Les 34 chambres, de la simple, pour une personne, jusque la familiale, d’une capacité de quatre personnes, avaient déjà été rénovées. «Il y a déjà une forte demande, assure Vincent Jacques. Représentants, commerciaux, fournisseurs, prestataires, salariés d’entreprises aimaient venir ici car il n’y a pas d’hôtels entre Amiens et Beauvais. En été, il reste peu ou pas de chambres libres car il y a beaucoup de vacanciers, notamment étrangers. Nous acceptons les chiens».
Pour parvenir à ses ambitions, Vincent Jacques peut compter sur une équipe de neuf salariés. Cinq faisaient partie de l’ancienne équipe dont les trois cuisiniers : «Nous allons continuer de proposer une cuisine traditionnelle à base de produits frais, explique t-il. Tout est fait maison. Nous proposons notamment un menu de la semaine à 19 euros 90. Les clients ont le choix entre trois entrées, trois plats et trois desserts. Nous collaborons avec des producteurs locaux comme Douceur de lait à Eplessier, pour les fromages, ou la Frite qui plé, à Tours-en-Vimeu, pour les frites fraiches et les pommes de terre».
Les équipes recherchent d’autres fournisseurs locaux, en particulier pour les viandes.