Rendez-vous était donné à Lens, dans le cadre de la Fête de la science, pour la 26e édition du Village des Sciences de la Communauté d’agglomération de Lens-Liévin (CALL). Une journée destinée aux scolaires et aux étudiants afin découvrir la science à travers des ateliers, conférences et animations concrètes. «Nous avons voulu concentrer cette journée autour de thématiques qui font directement écho aux compétences de l’agglomération, notamment l’eau et l’alimentation durable» explique Anouk Teneul, directrice développement et grands projets à la CALL.
Parmi les animations proposées, une fresque du sol permettait notamment de comprendre la composition des sols et les enjeux liés à leur préservation, comme des ateliers sur la réduction du gaspillage alimentaire.
À l’origine du progrès technologique
Pour Florence Hachez-Leroy, chargée de mission et professeure à l’Université d’Artois, l’enjeu dépasse largement la simple découverte scientifique. «L’ambition est de montrer la science en marche, de faire comprendre aux jeunes ce qu’est concrètement la recherche et ce que font les enseignants-chercheurs». Et d’ajouter : «La Fête de la science permet aussi de montrer la diversité des disciplines, des sciences expérimentales aux sciences humaines et sociales, et de mettre en lumière les acteurs de la culture scientifique présents sur le territoire. Au sein de l’Université d’Artois, chercheurs, doctorants et étudiants se sont ainsi mobilisés dans les différents pôles de l’établissement sur plusieurs jours».
Au-delà de la vulgarisation, le rendez-vous entend aussi répondre à un enjeu de société selon Pierre Marquis, vice-président de l’Université d’Artois chargé de la recherche et des études doctorales. «Il est essentiel de montrer à quoi sert la science, car il ne faut jamais oublier qu’elle est à l’origine d’une grande partie du progrès technologique qui transforme nos vies». Le rapprochement entre science et société cache ainsi un enjeu démocratique. «Les citoyens doivent pouvoir distinguer ce qui relève d’un fait établi par une méthode scientifique de ce qui relève de l’opinion ou du dogme».
Une manière, enfin, de rappeler que le territoire dispose de ressources scientifiques de premier plan, avec notamment des laboratoires reconnus.