Le projet prévoit une évolution de la centrale vers le gaz et le biogaz. Cette transformation vise notamment à conserver une capacité de production d’électricité pilotable, tout en réduisant les émissions de CO₂ par rapport au fonctionnement au charbon. Elle doit également permettre de maintenir les compétences et les emplois liés au site et à ses activités.
Le projet s’inscrit dans le cadre de la loi du 14 avril 2025, qui permet aux centrales à charbon d’évoluer vers des combustibles moins émetteurs en dioxyde de carbone. Une première étape a déjà été franchie : l’unité Émile Huchet 6 a été retenue dans le mécanisme de capacité pour l’hiver 2026-2027. Le site pourra ainsi contribuer à l’approvisionnement électrique pendant cette période.
Des investissements nécessaires pour transformer le site
Pour aller plus loin, la conversion d’Émile Huchet nécessite toutefois des investissements importants. La Région Grand Est souhaite donc disposer d’une visibilité suffisante sur les prochaines années afin que le projet puisse être engagé dans de bonnes conditions. Le sujet a notamment été abordé le 9 septembre lors d’un échange entre Franck Leroy, président de la Région Grand Est, et Émilie Piette, présidente de RTE. Pour la Région, il est essentiel que les prochaines étapes permettent d’examiner pleinement les conditions nécessaires à la réussite de la conversion du site.
«La centrale Émile Huchet a des compétences, des infrastructures et un projet d’avenir. Notre responsabilité est de permettre à ce site de réussir sa transformation, de sortir du charbon et de préserver tout ce qu’il représente pour la Moselle-Est. J’ai porté ce message directement auprès de la présidente de RTE : la transition énergétique doit aussi permettre de construire de nouvelles perspectives industrielles. La Région Grand Est sera pleinement engagée pour que le site de Saint-Avold puisse ouvrir cette nouvelle page», déclare Franck Leroy, président de la Région Grand Est.