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BTP

Bâtiment : Opération transparence pour un chantier du Nord-meusien

À l’occasion de la 24e édition nationale des Coulisses du bâtiment, la Fédération du BTP de la Meuse a accueilli une centaine de jeunes venus découvrir l’envers du décor sur le chantier de reconstruction de l’Ehpad de Dun-sur-Meuse. Une journée pour découvrir la réalité des salariés engagés dans ce secteur qui souffre actuellement.

Montrer la réalité d’un chantier, les règles de sécurité et la diversité des métiers. Voilà pour les objectifs affichés par Mickael Laurent, le président de la Fédération du BTP Meuse mobilisé le 9 octobre dans le Nord-meusien auprès d’une centaine de collégiens venus visiter les coulisses d’un chantier d’ampleur. C’est au cœur de la reconstruction de l’Ehpad public de Dun-sur-Meuse, où 2,25 millions d’euros sont injectés que collégiens et jeunes de la Mission locale ont pu échanger avec des professionnels et se rendre compte du grand nombre de métiers représentés pour assurer les travaux. «Ces conditions réelles leur permettent de découvrir ce qui pourrait être leur métier demain. La volonté est de ne rien masquer, ni enjoliver, mais simplement jouer la transparence», confie le patron du BTP 55. La pénurie de chantiers visitables a, cette année, limité l’opération au Nord de la Meuse alors qu’habituellement un second chantier est ouvert dans le Sud de ce département rural.

Ascenseur social en marche dans le BTP

Alors que les indicateurs économiques sont dans le rouge pour le bâtiment qui souffre, le président rappelle «la nécessité de continuer à former et à préserver les savoir-faire», tout en dénonçant «les investissements publics insuffisants et mal planifiés au détriment de la durabilité» critiquant les «cahiers des charges pas assez exigeants et n’intégrant pas de vision à long terme sur les usages, la maintenance ou la résilience climatique». Si, en Meuse, vingt-quatre chantiers ont été ouverts depuis 2003, dans le cadre des Coulisses du bâtiment, attirant plus de 3 800 visiteurs, lui milite plus que jamais pour des passeports de jeunes travailleurs et des immersions en entreprise, seule véritable porte d’entrée pour découvrir ce secteur, loin des images d’Épinal qui ont la dent dure. «L’ascenseur social fonctionne encore dans le bâtiment», martèle Pierre Roland, le secrétaire général de la Fédération Meuse qui, au moment même où les lycéens sont dans la rue, angoissés par leur manque de perspectives, rappelle qu’ils «peuvent trouver du sens dans nos métiers». Le message est passé.