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État et Collectivités

Carte scolaire : Edouard Geffray en visite à Mâcon pour adapter l’école rurale à la baisse démographique

Ce lundi 20 juillet, le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, s’est rendu à la préfecture de Mâcon, en Saône-et-Loire, à l'invitation de la sénatrice Marie Mercier. L'objectif de ce déplacement officiel était de rencontrer les parlementaires et élus locaux afin de lancer l'expérimentation d'une nouvelle approche de la carte scolaire rurale, face à une baisse accélérée des effectifs d'élèves.


© Préfecture de Saône-et-Loire

© Préfecture de Saône-et-Loire

Le ministre de l’Éducation nationale a choisi Mâcon ce lundi pour échanger directement avec les acteurs du terrain. Invité par la sénatrice Marie Mercier, Edouard Geffray a profité de ce déplacement pour présenter les contours d'un projet pilote national. La Saône-et-Loire intègre en effet un groupe restreint de 18 territoires sélectionnés pour expérimenter une réorganisation scolaire concertée. Cette rencontre a permis aux maires et aux élus d'exprimer leurs inquiétudes et d’interroger le ministre sur ses intentions précises concernant l'avenir de leurs établissements.

Le défi des écoles isolées en milieu rural

La modernisation du réseau scolaire répond à une urgence structurelle de long terme pour la région. En l'espace de 40 ans, la Saône-et-Loire a enregistré une baisse massive de 33 % de ses effectifs d’élèves du premier degré, une trajectoire descendante qui devrait se prolonger sur la décennie 2025-2035. La vulnérabilité locale est accentuée par la configuration du réseau : 40 % des écoles publiques du département sont des structures isolées ne comptant qu'une ou deux classes. Pour les élus locaux, l'enjeu consiste à intégrer les réalités concrètes de la ruralité au-delà des simples ratios mathématiques.

Anticiper l'avenir de l'instruction publique

Cette concertation marque le point de départ d'une méthode de travail basée sur l'anticipation. L'ambition partagée par le ministère et les collectivités locales reste de garantir un enseignement public de qualité égale sur l'ensemble du territoire national. L'expérimentation devra concilier la rationalisation des moyens budgétaires et le maintien de conditions d'apprentissage optimales pour les élèves.